On n’est jamais si bien servi que par soi-même ! Pratiquez l’auto-hypnose…

J’ai appris l’auto-hypnose pour gérer la douleur, et ensuite j’ai utilisé ses vertus pour apprendre à lâcher prise, booster ma confiance, gérer mes émotions, passer mes examens avec le sourire, redevenir non-fumeuse, et surtout être plus libre…

Auto-hypnose, Sandra Roman, HypnoCoach à Clamart
Devenir un Pro de l’auto-hypnose avec Sandra Roman, HypnoCoach à Clamart

Comment induire une séance d’auto hypnose ?

Par expérience je vais vous expliquer comment vous y prendre pas à pas de façon la plus simple possible.

Pour en faire la synthèse, on peut dire qu’une séance d’auto hypnose se décompose en 4 temps :

  1. Déterminer l’objectif à atteindre
  2. Se mettre en hypnose
  3. Travailler sur la résolution de sa problématique
  4. La phase de réveil

A / Déterminer son objectif

Quand on s’auto hypnotise, il est toujours important de poser une intention, un but sur lequel on travaille. Si on ne le fait pas, votre inconscient peut en aucun cas vous aider. Il ne sera pas averti de ce qu’on attend de lui et vous apportera alors des réponses abstraites.

Quand on parle de détermination d’objectif, on s’assure la plupart du temps qu’il soit « SMART ».

Objectif SMART, Sandra Roman, HypnoCoach à Clamart

B / Se mettre en hypnose par soi même

Pour vivre un état de conscience modifié, il est indispensable au début de connaître les signes qui vous permettent de reconnaître cet état d’hypnose : le rythme de la respiration est modifié, spasmes musculaires, sensation de lourdeur ou de légèreté, engourdissement, créativité plus importante, larmes physiologiques, catalepsie, des bâillements…

Si vous expérimentez un ou plusieurs de ces signaux, c’est la preuve même que votre conscience se décale vers un monde intérieur plus prononcé.

Rappelez vous aussi que dans la mesure où c’est vous qui vous induisez cet état d’auto hypnose, vous restez toujours conscient dans la mesure où vous vous parlez à vous-même. Vous ne pouvez pas vous parler et vous déconnecter à la fois.

Pour réaliser une séance d’auto hypnose, assurez vous d’être dans une position confortable assis ou allongé et d’être dans un endroit calme à l’abri des bruits extérieurs.

Vous pouvez mettre une musique douce si cela vous aide à vous relâcher. Je vous conseille aussi avant de commencer, de prendre quelques inspirations et expirations pour créer les conditions idéales à l’expérience.

Maintenant, je vais vous partager une méthode qui vous aidera à entrer sous hypnose. C’est ce qu’on appelle le souvenir hypnotique.

Essayer pour réussir cette expérience, de retrouver le dernier souvenir où vous-même vous étiez plongé dans un état d’hypnose. Quel a été votre dernier moment où vous étiez dans la lune ? Dans un état de rêverie ? Déconnecté de l’instant présent ?

Une fois que vous avez retrouvé cet état, pour parfaire votre mise sous hypnose, voici ce que vous allez faire :

  1. Reconnectez-vous à toutes les sensations que vous ressentiez pendant ce moment là
  2. Imprégnez vous de ces sensations dans votre corps et imaginez que vous puissiez les amplifier. Amplifiez tous ces ressentis de la tête jusqu’à vos orteils de pieds.

C’est une technique très simple en soi mais très puissante si vous la répétez plusieurs fois.

Sachez aussi que l’hypnose, qu’elle soit légère ou profonde, provoque souvent les mêmes effets. Un état profond n’est pas plus efficace qu’un état léger, c’est une croyance populaire qui est éronnée.

C / La phase de résolution du problème

Quand vous parlez à vous-même, je vous conseille de vous parler à la première ou la deuxième personne du singulier avec le « je » ou le « tu ».

Je pense que le plus important pour qu’une suggestion fonctionne, c’est la force de votre intention.

Voici quelques règles que je vous conseille de suivre pour réussir votre séance.

Parlez :

  • Toujours en positif
  • Au présent car si vos suggestions sont futuristes, elles n’agiront pas pendant votre séance
  • Comme si votre objectif était atteint pour éviter de se parler au conditionnel

Demandez toujours dès le début de la séance à votre inconscient de revenir immédiatement si quelque chose d’inattendue survenait ou une urgence.

Demandez lui aussi de faire durer la séance x minutes. Vous verrez qu’à ce moment là vous remonterez tout naturellement au moment indiqué. Vous vous apercevrez par vous-même que sous hypnose, le temps n’existe plus vraiment, alors il est préférable de rester maître de votre séance.

Dans la phase de travail, prenez le temps de visualiser votre objectif atteint. Faites comme si vous aviez déjà répondu à votre but. Soyez le plus précis possible dans ce que vous imaginez. Le cerveau ne fait jamais la différence entre la réalité et l’imaginaire sous hypnose. Plus vous allez répéter ce processus et plus par la répétition vous allez créer les changement désirés.

Je conseille de pratiquer l’auto hypnose au moins deux fois par semaine pour percevoir les premiers changements. On ne change pas en une seule séance.

Vous vous rendrez compte qu’apprendre à communiquer avec son inconscient est une rencontre extraordinaire. Plus vous allez créer cette connexion avec lui et plus vous sentirez une complicité se créer entre vous et lui.

D / La phase de réveil

En fonction de la profondeur que vous avez vécu sous hypnose, le réveil peut être plus ou moins long en fonction de chacun.

Vous pourriez par exemple vous suggérer : « je compte maintenant de 1 jusqu’à 3 et à 3 je serais complètement réveillé… 1 : je ressens de nouveau les mouvements de ma respiration, mon esprit revient dans l’ici et maintenant, 2 : je me réveille progressivement, je reprends conscience des objets qui m’entourent dans la pièce, 3 : je sens mes paupières bouger derrières mes yeux, je prends une bonne inspiration et j’ouvre mes yeux comme un réveil…

C’est à vous de jouer…

Demande de renseignements, rendez-vous

RETROUVEZ MES ARTICLES

Transformer un trauma en souvenir avec l’hypnose

Il m’arrive souvent de dire que, ne pouvant effacer le passé (les attentats du 13 novembre se sont, hélas, bien réellement produits, par exemple), le but d’une thérapie est bien de transformer un trauma en souvenir, pas de le faire disparaître.

Traumatisme lié au attentats, aux événements traumatiques peuvent être traité grâce à l'hypnose. Sabdra Roman, hypnoCoach à Clamart

Quand un patient vient consulter suite à un événement traumatique, il nous raconte en général qu’une partie du souvenir lui revient sans cesse, sous forme de cauchemar ou de « flash-back ». Au bout d’un moment, la souffrance n’est plus tant liée à l’événement passé en lui-même, qu’à sa manifestation envahissante dans le présent. En somme, on n’est pas malade de son passé, mais malade de son souvenir. Sauf qu’il ne s’agit pas d’un souvenir comme un autre, dont on se rappelle quand on y pense, et qu’on « oublie » le reste du temps. Il s’agit plutôt de réminiscences qui s’imposent, qui mettent la personne « ailleurs », la replongent dans son traumatisme. Ce souvenir n’est pas intégré, il se présente sans qu’on le sollicite, de façon intrusive et douloureuse.

Intégration au quotidien

Supposez que tous les éléments psychiques: les perceptions, sensations, émotions, conscience, sentiments, choix, intentions, relations, souvenirs, réflexes, comportements, mouvements etc., forment une sculpture très complexe faite de briques de Lego.

Usuellement les briques connectées fonctionnent ensemble, dans une forme de cohérence. Et parfois nous pouvons les désassocier pour les réorganiser. Quand nous les réassocions, ces briques se réintègrent. Parfois au même endroit et dans la même configuration. Parfois ailleurs, formant une nouvelle sculpture complexe. C’est toujours nous, ce sont les mêmes briques, mais il y a du changement.

Au quotidien ce mécanisme est indispensable: quand quelque chose survient, quand la vie avance, de nouvelles « briques » cherchent à venir dans cet édifice. Pour les intégrer, il faut désassocier certaines briques de la sculpture pour intégrer les nouvelles. Nous avons ce besoin, soit régulièrement[: nous décrochons, rêvassons, faisons une activité automatiquement, ou devenons temporairement spectateur de ce qui se passe au lieu d’acteur; soit quand « il y a beaucoup à intégrer »: plongés dans un livre ou un film bouleversant, absorbés dans un événement exceptionnel… Notre cerveau se rend disponible pour une intégration. Nous mettons certaines fonctions de côté (comme par exemple la réflexion) pour en privilégier d’autres (comme par exemple la sensation, l’émotion). En nous réassociant, nous en intégrons quelque chose dans notre vie. Dans cet état de conscience particulier, en fait nous réorganisons notre sculpture mentale.

L’hypnose fonctionne également sur ce mécanisme désassociation-réassociation, elle opère une décomposition pour faire une recomposition différente.

Difficultés d’intégration du traumatisme

Dans le traumatisme, ce qu’il y aurait à intégrer est si fort (par exemple la possibilité de mourir) que la dissociation est forte, le sujet se retrouve comme sidéré, bloqué, étrangement immobile parfois.

Ce mécanisme initialement protecteur devient le problème lui-même dans le stress post-traumatique, quand la résilience n’est pas initialement au rendez-vous. Le souvenir non-intégré devient l’idée angoissante que l’on repousse sans cesse et qui s’impose, à chaque élément qui rappelle même indirectement le souvenir le traumatisme, il revient automatiquement à l’esprit et la personne semble à nouveau ailleurs, absorbée dans cette difficulté. Il ne cesse de se désassocier[: une part de lui tente ainsi d’intégrer cet événement inévitable, une autre part refuse d’intégrer cet événement insupportable. Inévitable – insupportable – inévitable – insupportable… Le patient est coincé dans cette lutte inconsciente sans fin.

Finir le travail

Il pourrait donc sembler contre intuitif d’utiliser un mécanisme désassociatif (l’hypnose) pour gérer un problème de désassociation récurrente (le traumatisme). Et pourtant, c’est bien l’utilisation contrôlée et sécurisée du mécanisme, en présence d’un thérapeute compétent, dans le cadre d’une relation de confiance, qui va permettre l’amélioration.

Tout se passe comme si l’hypnose permettait de « finir le travail », de terminer une sorte de séance d’hypnose inachevée, de réassocier une désassociation coincée et répétitive, pour pouvoir intégrer.

Au lieu que la désassociation soit effrayante et refusée, elle est, acceptée et travaillée en sécurité pour en reprendre du contrôle. Au lieu de se battre contre la dissociation, l’hypnose, et c’est sa grande originalité, l’accompagne, l’accentue même parfois, pour permettre de réorganiser l’édifice intérieur. L’hypnose permet une sortie de cette dissociation, en s’appuyant sur les mêmes mécanismes qui ont mené au trouble, mais en proposant une ouverture. Alors le mécanisme « quotidien » se dégrippe et refonctionne.

Se souvenir

Il m’arrive souvent de dire que, ne pouvant effacer le passé (les attentats du 13 novembre se sont, hélas, bien réellement produits, par exemple), le but d’une thérapie est bien de transformer un trauma en souvenir.

Un mauvais souvenir, certes, mais un souvenir: qui reste oublié tant qu’on ne le sollicite pas, qui s’étiole un peu avec le temps, une histoire qui contribue à notre histoire mais qui ne nous détermine pas, qui nous est arrivé mais ne nous constitue pas.

Je ne peux, vu la date si particulière, terminer ce billet sans évoquer une particularité du traumatisme vécu par les survivants des attentats. En effet, les spécialistes du trauma rencontrent le plus fréquemment des traumatismes plutôt individuels (violences sexuelles, maltraitances…). Mais dans le cas des attentats, nous nous confrontons à la dimension collective, inévitable.

L’histoire particulière qui rejoint le passé, s’articule avec le quotidien, le contexte et l’actualité. Car comme le chante Jeanne Cherhal « n’importe où n’importe quand, ça peut toujours nous arriver, au hasard de l’obscurité… ». Je me souviens d’un patient (parmi d’autres), débarrassé de ses flash-backs, mais ne pouvant s’empêcher d’y penser encore, de temps en temps, dans un lieu public « et si une attaque avait lieu… ». Cette peur-là n’était plus un traumatisme individuel, il était redevenu, sur ce plan-là, un citoyen comme les autres. Un citoyen qui, comme tous, n’espère pas une solution qui serait individuelle mais collective. Un espoir qu’un jour, si possible pas trop lointain, cette période de violence soit aussi un mauvais souvenir qui s’éloigne.

RETROUVEZ MES ARTICLES

Gestion de ses émotions

Plus d’article ICI

Hypnose Médicale : Une nouvelle relation aidante entre patients et médecins

L’hypnose médicale permet de soulager des patients au bloc opératoire, atténue les douleurs chroniques ou les troubles neurologiques.

Les études commencent à apporter les preuves de son efficacité. À ce jour, plus de 1.200 études ont été menées sur l’hypno-sédation à travers le monde (et plus de 14.000 sur l’hypnose en général). 

Lors de certaines opérations cérébrales, les patients doivent rester éveillés afin d’aider le chirurgien à naviguer dans leur cerveau sans léser de zones critiques (langage, mouvement). 

La méthode vise à modifier les perceptions du patient, guidé par l’hypnothérapeute. 

« Au préalable, il est nécessaire de construire avec le patient un scénario, une évasion mentale. Puis le jour de l’intervention, de guider la personne dans ce voyage intérieur pour qu’elle ait une perception réduite de l’environnement, de l’anxiété et de la douleur. » 

Opération sous hypnose.jpg
En vidéo : Retrouvez le témoignage cet homme de 88 ans opéré du cœur sous hypnose en 2018

L’hypnose ne dure pas toute l’opération. Lorsque le chirurgien a besoin de la coopération du patient, l’anesthésiste fait revenir ce dernier “ici et maintenant” pour répondre aux tests. Puis, le fait “repartir”, ce qui permet un meilleur vécu de l’intervention, moins d’antalgiques et moins d’effets secondaires.

Plus efficace sur les pathologies chroniques

Hors de l’hôpital, les recours à l’hypnose se multiplient pour des pathologies parfois inattendues. L’hypnose aide les patients atteints de la maladie de Parkinson à contrôler leurs tremblements. 

On leur propose d’imager leurs symptômes. Comment imaginent-ils leurs tremblements ? Cela peut être par exemple des fourmis sur la peau. Puis ils apprennent à reprendre le contrôle « en chassant les insectes ». La technique s’adapte aussi à la migraine: « on imagine desserrer un étau autour de la tête » ; à l’aphasie : « on se promène dans un jardin de mots que l’on cueille » ; ou encore aux tics de l’enfant « qui doit trouver une formule magique pour les éliminer ».

Les effets positifs de l’hypnose dans le temps

Image : Sciences et Avenir

Sandra Roman, HypnoCoach